Run & Sens. © Pascal Deloche / GODONG

COMMENT IDENTIFIER UNE TENDINITE : SYMPTÔMES, ZONES À RISQUE ET ÉVOLUTION

LE CONSTAT: L'USURE SILENCIEUSE DU TENDON

Que vous soyez un traileur préparant sa saison ou un salarié effectuant des gestes répétitifs sur une ligne de montage, les douleurs tendineuses sont l’un des troubles musculo-squelettiques (TMS) les plus répandus.

Le grand danger de la tendinite, c’est sa discrétion.

Elle s’installe lentement, d’abord sous forme d’une simple gêne à froid, pour finir par devenir totalement handicapante, vous empêchant de courir ou même de tenir une souris d’ordinateur.

Mais comment reconnaître une tendinite à temps, et surtout, comment éviter que cette inflammation ne se transforme en lésion chronique ?

LE LEVIER PROFOND : DE LA TENDINITE À LA TENDINOPATHIE

On parle souvent de « tendinite » (qui implique une simple inflammation), mais les professionnels du mouvement préfèrent aujourd’hui le terme de tendinopathie.

Pourquoi ? Parce que cela décrit la véritable réalité mécanique de votre blessure :

  • Les microtraumatismes : Contrairement à une entorse qui survient suite à un choc brutal, la tendinopathie est le résultat de contraintes mécaniques répétitives mal absorbées.

  • La désorganisation : Sous l’effort répété, les fibres de collagène qui composent votre tendon s’abîment, s’emmêlent et s’amincissent. Ce n’est donc pas qu’une simple inflammation à éteindre avec des anti-inflammatoires, c’est une structure mécanique qu’il faut reconstruire.

Une douleur persistante vous limite dans votre travail en Haute-Savoie ?

LES ROUTINES MÉCANIQUES : DÉTECTER LA TRIADE ET LES 4 STADES

Pour identifier une souffrance tendineuse, les experts de la santé s’appuient sur une « triade » de symptômes clairs : une douleur à l’étirement, une douleur à la contraction (même sans bouger), et une douleur vive à la palpation du tendon.

Si vous ne réagissez pas, la pathologie évoluera selon les 4 stades de Leadbetter :

  • Stade 1 : Douleur uniquement après l’effort (souvent ignorée).

  • Stade 2 : Douleur pendant l’activité, mais encore tolérable (le corps s’échauffe).

  • Stade 3 : Douleur persistante même au repos, avec une raideur matinale marquée.

  • Stade 4 : Douleur permanente, entraînant une limitation majeure des mouvements du quotidien.

Ne laissez pas une simple gêne atteindre le stade 4.

LE SOCLE INVISIBLE : LES ZONES À RISQUE ET LA PRÉVENTION ACTIVE

Certaines articulations sont des cibles privilégiées en fonction de votre activité :

  • Membres inférieurs (Sportifs, coureurs) : Tendon d’Achille, rotule (genou), ou la fameuse tendinite de l’essuie-glace.

  • Membres supérieurs (Travail sur écran, manutention) : Épicondylite (coude/tennis elbow), coiffe des rotateurs (épaule), tendinite de De Quervain (poignet/souris).

Comment prévenir et guérir ? Le repos total est souvent une erreur stratégique.

Il faut alterner les gestes, corriger sa posture de travail (ergonomie), et surtout, mettre en place une remise en charge progressive (exercices excentriques et isométriques) pour forcer le tendon à se solidifier de nouveau.

À PROPOS DES AUTEURS

À PROPOS DES AUTEURS

Cet article a été conçu par l’équipe du Centre de Formation Run&Sens à Passy.

Face à une tendinopathie, l’approche multidisciplinaire est la seule garantie de guérison durable.

Chez Run&Sens, notre équipe croise les expertises : la chiropratique pour réaligner l’articulation et supprimer la contrainte mécanique, et la préparation physique / réathlétisation pour renforcer les fibres du tendon lésé.

Nous intervenons également au cœur des entreprises pour former les salariés aux gestes préventifs (formation certifiée Qualiopi).

QUESTIONS FRÉQUENTES

1- Faut-il mettre de la glace ou du chaud sur une tendinite ?

La glace est utile au tout début (stade inflammatoire très douloureux) pour anesthésier la douleur.

Cependant, sur une tendinopathie installée, le tendon a besoin de sang pour cicatriser.

La chaleur et la remise en mouvement contrôlée sont alors beaucoup plus efficaces.

Non, le repos strict affaiblit le tendon !

Il faut privilégier le « repos actif ».

On diminue l’intensité, on supprime le geste qui fait mal, mais on continue de stimuler mécaniquement la zone via des exercices de réathlétisation spécifiques encadrés par un professionnel.

 

Une souris ergonomique ou verticale pourra aider à supprimer la cause de l’irritation (la torsion de l’avant-bras).

Cela peut servir pour ne pas aggraver le problème.

Mais si le tendon est déjà très abîmé, le matériel seul ne suffit pas : il faudra réathlétiser la zone.

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