Impacts du travail de force sur les sports d’endurance

Impacts du travail de force sur les sports d’endurance

Toi qui es coureur à pied, sur petite, moyenne ou même longue distance, tu peux te demander si il est nécessaire d’ajouter du travail de renforcement musculaire ciblé pour améliorer ta performance ou même encore ton confort…

 

 

Sur le côté scientifique, plusieurs travaux de recherche ont pu émergé avec divers protocoles plus ou moins différents. 

Les résultats ne montrent pas d’effet significatif sur l’amélioration du VO2max, mais la principale information à retenir, est qu’il n’y a pas d’effet négatif. 

Quand on fait de la course à pied, ou des épreuves longues distances, on a tendance à se dire que le moindre travaille de musculation avec charges additionnelles va transformer notre silhouette en bodybuilder (en effet pas très efficace de déplacer une carcasse lourde), d’où la pertinence du rapport poids/puissance. 

La science a plutôt tendance à prouver qu’il est bénéfique de remplacer des séances de course ou de travail spécifique par du travail de renforcement musculaire ciblé (2 pour 1), et que l’amélioration de la performance est assez significative, en plus de ça, les transformations peuvent être assez rapides. 

Une aubaine me direz-vous! 

 

 

 

Il est toutefois important de garder en tête que rien ne remplacera le travail spécifique pour faire évoluer ses capacités cardio-pulmonaires et que le le travail de force n’améliorera pas le VO2 max!

Je vous vois venir avec votre question, c’est bien gentil, mais alors à quoi tout cela va me servir? 

Celui-ci est un élément important sur les épreuves d’endurance (certains le verront comme juge de paix), mais il n’est pas le seul facteur! 

D’autres en font partie, comme la qualité des appuis au sol qui vont permettre de pouvoir être plus économique et alors absorber les kilomètres. 

Attention, car sur ce point de vue chaque coureur est différent en fonction de son VO2max. 

Et là, vient votre réponse: c’est à cela que le travail de musculation va pouvoir jouer son rôle.

Exemple: 

Des coureurs entraînés en musculation vont au bout de 2-3 mois diminuer leur temps de contact au sol, ce qui va engendrer une baisse de la consommation d’oxygène pour se déplacer à une vitesse donnée, de ce fait, le coût énergétique sera diminué à son tour. 

Explications: 

Le travail de renforcement sur les membres inférieurs va avoir tendance à développer les fibres rapides, ce qui va engendrer une pré-activation des muscles quadriceps ainsi que des mollets avant que le pied rentre en contact avec le sol. 

De ce fait, l’énergie stockée dans ces muscles va être restituée de manière plus efficace et ce, à chaque foulée. 

Parlons concrètement, ce type de travail aura des bénéfices à plus ou moins long terme, si et seulement si, la planification est construite et optimisée en fonction de vos entraînements spécifiques et de vos compétitions.

C’est à ce moment là que les erreurs arrivent le plus souvent, il faut donc rester vigilant, car si ce point reste négligé, les bienfaits du renforcement spécifique seront réduits au néant. 

Au bout de 4 semaines sans entretien du travail spécifique de force, cela pourrait engendrer une perte majeure ou totale des gains qui auront pu être visibles en amont.

Il est donc primordial de planifier des séances de rappel afin de pouvoir maintenir les gains. 

Le travail spécifique du développement de la force peut être un axe de travail à développer, mais attention tout de même à respecter les autres axes qui pourront vous aider à améliorer votre progression ou vos performances. 

Reste connecté pour le prochain article de blog sur les différentes techniques de récupération qui t’aideront à augmenter ton confort et/ou tes performances.   

 

 

 

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Crédit photo: Pascal Deloche